Après la répétition

Texte : D’après le texte « Après la répétition » d’Ingmar Bergman
Mise en scène : (de et avec) Georgia Scalliet de la Comédie-Française et Frank Vercruyssen
Durée : 1h15

Théâtre de la Bastille
12 11 2018

Il y a Anna, la fille de la comédienne Rakel Egerman qui jouait dans la pièce d’Henrik Vogler. Aujourd’hui, la mère disparue, c’est la fille qui joue le même rôle dans la même pièce. Au cours d’une conversation les langues se délient et elle interroge le metteur en scène sur sa mère, sa personnalité et leur relation amoureuse d’il y a vingt trois ans.

Dans la pièce qui se déroule devant nous, la comédienne Georgia Scalliet interprète la fille puis la mère et donne vie à un personnage torturé d’actrice sur le déclin qui tente de reconquérir sur tous les plans l’homme qui l’a aimé. L’écriture du texte frappe par sa précision et retranscrit de manière instantanée la nature de la relation ambigüe qui lie parfois un metteur en scène à son actrice.

Hate

Texte : Laetitia Dosch
Mise en scène : Laetitia Dosch & Yuval Rozman
Durée : 1h15 env.

Les amandiers – Nanterre
20 09 2018

Laetitia Dosch égale à elle-même dans un spectacle tout en sensibilité se met à nu et nous présente son compagnon, son cheval Corazon. Elle le questionne, elle l’embrasse, elle se dispute avec lui, elle parle à sa place, elle lui donne des carottes et s’invente un amour d’égal à égal pour tenter d’accéder à un bonheur qui n’existe peut-être pas. La mise en scène sur fond d’aquarelle bucolique un brin kitsch nous transporte avec le couple dans cette utopie.

Le père

Texte : d’après « L’Homme incertain » de Stéphanie Chaillou
Mise en scène : Julien Gosselin
Durée : 1h15

MC93 – Maison de le Culture de Seine-Saint-Denis
13 09 2018

C’est un court monologue, dit par le comédien Laurent Sauvage. Il s’agit d’un père, un agriculteur qui nous livre un retour sur sa vie. Des thèmes tels que l’enfance, le rapport à la paternité et l’évolution de la société sont abordés de manière très sombre, grave. La mise en scène est épurée : un rectangle de pelouse encadré de néons qui délimitent un champ, un jardin ou un terrain de foot parfois noyé dans une fumée et une bande-son assourdissantes.

Un jour j’ai rêvé d’être toi

Texte : Anaïs Muller
Mise en scène : Anaïs Muller et Bertrand Poncet
Durée : 1h15

Avignon (off) – Théâtre du train bleu
21 07 2018

Il s’agit d’une conversation entre deux comédiens : Ange (Anaïs Muller) et Bert (Bertrand Poncet) au cours de laquelle plusieurs sujets sont abordés comme les difficultés du métier d’acteur ou la connaissance de soi même. Les deux amis discutent sans se comprendre parfois ni totalement s’écouter, ils se font répéter aussi. On saisit peu à peu que certains de leurs rêves se sont fanés mais cela ne les empêche pas de faire preuve de beaucoup d’humour. À quoi bon rêver d’être quelqu’un d’autre si on ne sait pas qui on est déjà?

De dingen die voorbijgaan (Les choses qui passent)

Texte : d’après Louis Couperus
Mise en scène : Ivo van Hove
Durée : 2h10

Avignon (in) – Cour du Lycée Saint Joseph
20 07 2018

La pièce raconte l’histoire d’une famille dont les terribles secrets remontent à la surface. Dans une atmosphère pesante les personnages se livrent et confient qu’ils ne se sont jamais remis des atrocités commises, il y a 60 ans au sein du cercle familiale. L’horloge installée en fond de scène rythme les différents tableaux. Son tic tac écrasant nous fait ressentir la peur du temps qui passe et semble étrangler tous les personnages.

Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas pu brûler

Texte : Christine Delmotte
Mise en scène : Christine Delmotte
Durée : 1h15

Avignon (off) – l’Épiscène
20 07 2018

La bataille des suffragettes en Angleterre pour le droit de vote, les féministes en France et leur combat pour le droit à l’avortement, l’histoire de la jeune Malala qui se bat pour le droit à l’éducation des filles et les Femens en Ukraine contre la dictature : quatre faits historiques contés par quatre comédiennes qui incarnent tour à tour des personnages clés dans le combat pour les droits des femmes. L’histoire avance mais parfois elle recule. C’est que nous montre cette pièce, avec les moyens du bord en terme de scénographie mais le discours est là.

Bérénice

Texte : Jean Racine
Mise en scène :  Célie Pauthe
Durée : 2h15

Paris – Théâtre de l’Odéon (Berthier)
07 06 2018

Entre amour et pouvoir il faut choisir et c’est un déchirement de voir Bérénice se résoudre à quitter Rome et son Titus. La représentation donne à voir une belle version de ce texte, toujours magnifique, mis en scène de manière sobre avec de fins détails. Les extraits vidéos du court métrage « Cesaree » de Marguerite Duras diffusées entre les actes présentent une autre facette du personnage de Bérénice, plus sombre encore.