Un jour j’ai rêvé d’être toi

Texte : Anaïs Muller
Mise en scène : Anaïs Muller et Bertrand Poncet
Durée : 1h15

Avignon (off) – Théâtre du train bleu
21 07 2018

Il s’agit d’une conversation entre deux comédiens : Ange (Anaïs Muller) et Bert (Bertrand Poncet) au cours de laquelle plusieurs sujets sont abordés comme les difficultés du métier d’acteur ou la connaissance de soi même. Les deux amis discutent sans se comprendre parfois ni totalement s’écouter, ils se font répéter aussi. On saisit peu à peu que certains de leurs rêves se sont fanés mais cela ne les empêche pas de faire preuve de beaucoup d’humour. À quoi bon rêver d’être quelqu’un d’autre si on ne sait pas qui on est déjà?

De dingen die voorbijgaan (Les choses qui passent)

Texte : d’après Louis Couperus
Mise en scène : Ivo van Hove
Durée : 2h10

Avignon (in) – Cour du Lycée Saint Joseph
20 07 2018

La pièce raconte l’histoire d’une famille dont les terribles secrets remontent à la surface. Dans une atmosphère pesante les personnages se livrent et confient qu’ils ne se sont jamais remis des atrocités commises, il y a 60 ans au sein du cercle familiale. L’horloge installée en fond de scène rythme les différents tableaux. Son tic tac écrasant nous fait ressentir la peur du temps qui passe et semble étrangler tous les personnages.

Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas pu brûler

Texte : Christine Delmotte
Mise en scène : Christine Delmotte
Durée : 1h15

Avignon (off) – l’Épiscène
20 07 2018

La bataille des suffragettes en Angleterre pour le droit de vote, les féministes en France et leur combat pour le droit à l’avortement, l’histoire de la jeune Malala qui se bat pour le droit à l’éducation des filles et les Femens en Ukraine contre la dictature : quatre faits historiques contés par quatre comédiennes qui incarnent tour à tour des personnages clés dans le combat pour les droits des femmes. L’histoire avance mais parfois elle recule. C’est que nous montre cette pièce, avec les moyens du bord en terme de scénographie mais le discours est là.

Bérénice

Texte : Jean Racine
Mise en scène :  Célie Pauthe
Durée : 2h15

Paris – Théâtre de l’Odéon (Berthier)
07 06 2018

Entre amour et pouvoir il faut choisir et c’est un déchirement de voir Bérénice se résoudre à quitter Rome et son Titus. La représentation donne à voir une belle version de ce texte, toujours magnifique, mis en scène de manière sobre avec de fins détails. Les extraits vidéos du court métrage « Cesaree » de Marguerite Duras diffusées entre les actes présentent une autre facette du personnage de Bérénice, plus sombre encore.

Alex Lutz (et son cheval)

Texte : Alex Lutz
Mise en scène : Tom Dingler
Durée : 1h30 env.

L’Olympia – Paris
20 02 2018

Tout au long de ce spectacle Alex Lutz oscille entre humour et sensibilité. Le comédien campe plusieurs personnages dont il sait extraire l’essence pour la retranscrire tout en finesse. Des thèmes comme les relations entre les hommes et les femmes sont également abordés, sans vulgarité. Les sketchs sont entrecoupés de scènes de danse avec un cheval dont il confie avoir fait l’acquisition. Plus qu’une simple idée de mise en scène, l’animal est le reflet de l’artiste qui fait le beau pour être aimé sans trop savoir où aller parfois.

La maladie de la mort

Texte : Librement adapté d’après l’oeuvre de Marguerite Duras
Mise en scène : Katie Mitchell
Durée : 1h

Théâtre des Bouffes du Nord
25 01 2018

Dans un hôtel de bord de mer un homme attend une femme qui doit lui réapprendre à aimer. Un court texte de Marguerite Duras pour une pièce assez fugace. Le décor, très enfermé est en fait un studio de tournage dont les images finales sont diffusées sur la toile supérieure. Tout se tourne sous nos yeux mais on ne voit pas grand chose. Il semble difficile de saisir l’essence des personnages si le spectateur n’est pas placé tout en face de la scène.

Le jeu de l’amour et du hasard

Texte : Marivaux
Mise en scène : Catherine Hiegel
Durée : 1h30 env.

Théâtre de la Porte Saint Martin
30 01 2018

Des quiproquos et des situations burlesques pour que tout rentre finalement dans l’ordre, c’est le fatalisme de Marivaux. Les maîtres épousent des gens de leur condition et les valets en font de même. La pièce est mise en scène de manière très classique et repose sur le jeu des grosses têtes d’affiche pour une version plutôt amusante et enlevée du texte.

Les écrivains parlent d’argent

Texte : Fabrice Luchini (lectures)
Mise en scène : Emmanuelle Garassino
Durée : 1h30 env.

Bouffes Parisiens
20 12 2017

Fabrice Luchini est ce qu’il est. En lecture ou en improvisation avec le public, sa présence irradie la scène et il nous emporte avec lui. Dans un décor d’appartement il enchaine les extraits de textes d’auteurs tels que Peguy, Marx ou Zola avec l’humour et la dérision qu’on lui connaît. L’acteur fait résonner la puissance des mots de la langue Française sur un thème inépuisable : l’argent et son pouvoir.